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Le tatoueur d'Auschwitz, l'amour au coeur de l'enfer

J'ai été bouleversée par l'histoire vraie de Lale Sokolov racontée par Heather Morris dans Le tatoueur d'Auschwitz paru aux éditions J'ai Lu. Pendant 3 ans, de 2003 à 2006, la journaliste a collecté les souvenirs de Lale par bribes, les a confrontés aux faits historiques avérés et la mémoire de celui-ci s'est révélée douloureusement exacte.

A noter : quelques inexactitudes et déformations pour romancer l'histoire ont tout de même été soulignées à la parution du livre.

Le tatoueur d'Auschwitz, l'amour au coeur de l'enfer

Bien sûr, on connaît désormais l'enfer qu'ont vécu les prisonniers du camp de concentration d'Auschwitz pendant la Seconde Guerre Mondiale, mais c'est autre chose de vivre avec eux chaque jour au travers de ces lignes. Tous ceux qui se sont désespérément accrochés à la vie avaient une bonne raison d'essayer de survivre, pour Lale, cela a été son incroyable amour pour Gita.

Si son témoignage ne sort que près de 80 ans après, c'est qu'il a attendu le décès de son épouse pour faire la lumière sur son histoire. Auparavant, il craignait qu'on lui reproche "sa collaboration" avec les nazis.

En effet, il a rapidement accepté de travailler pour les SS en tant que tatoueur du camp d'Auschwitz afin d'augmenter ses chances de survie. C'est lui qui a tatoué la plupart des numéros marqués à jamais sur les avant-bras des rescapés. Mais cela lui a permis de bénéficier de certains avantages dont il a essayé de faire profiter tous ceux qu'il pouvait.

Le tatoueur d'Auschwitz, l'amour au coeur de l'enfer

4e de couverture :

L'histoire vraie d'un homme et d'une femme qui ont trouvé l'amour au coeur de l'enfer.

Sous un ciel de plomb, des prisonniers défilent à l'entrée du camp d'Auschwitz. Bientôt, ils ne seront plus que des numéros tatoués sur le bras. C'est Lale, un déporté, qui est chargé de cette sinistre tâche. Il travaille le regard rivé au sol pour éviter de voir la douleur dans les yeux de ceux qu'il marque à jamais. Un jour, pourtant, il lève les yeux sur Gita, et la jeune femme devient sa lumière dans ce monde d'une noirceur infinie. Ils savent d'emblée qu'ils sont faits l'un pour l'autre. Dans cette prison où l'on se bat pour un morceau de pain et pour sauver sa vie, il n'y a pas de place pour l'amour. Ils doivent se contenter de minuscules moments de joie, qui leur font oublier le cauchemar du quotidien. Mais Lale fait une promesse à Gita: un jour, ils seront libres et heureux de vivre ensemble.

Heather Morris est journaliste. Elle a prêté sa plume à Lale Sokolov, qui lui a raconté son histoire. Ce texte, best-seller mondial, a été traduit en quarante-huit langues. Il est en cours d'adaptation à l'écran.

Le tatoueur d'Auschwitz, l'amour au coeur de l'enfer

Ce témoignage est écrit comme un roman et on se laisse complètement transporter dans l'histoire. On comprend à travers les lignes que Lale, élégant jeune homme de 26 ans a, dès le début, une certaine aura, qui lui attirent le respect et l'intérêt de ses compagnons de déportation.

Calme, posé, sachant écouter, prodiguant de sages conseils à ses camarades de Block mais aussi généreux, la bonté de Lale ne sera pas veine. Il aura à plusieurs reprises leur aide quand c'est lui qui sera en difficulté. Car ce livre ne raconte pas seulement l'horreur de la Shoah, mais aussi des moments d'humanité précieux, l'entraide, le soutien mutuel, la capacité de partager un bout de pain alors qu'on meurt de faim, l'amitié et même l'amour.

Dans cet enfer où chaque vie peut basculer d'un instant à l'autre, Lale se révèle assez malin pour tirer profit de toutes les situations. A l'aise avec les mots (il a auparavant travaillé pour le Parti National Slovaque), il n'hésite pas à poser des questions, formuler des demandes, manoeuvrer pour obtenir ce qui peut lui être utile à lui et ses camarades, tout en sachant ne pas outrepasser les limites avec les allemands. Nul doute que sa maîtrise des langues (il sait parler le slovaque, l'allemand, le russe, le français, le hongrois et un peu de polonais) lui est d'un grand secours en ces moments-là.

Dans ce camp où, à chaque nouvelle journée de passée, c'est un miracle d'avoir survécu à la famine, la maladie et les colères impromptues des officiers SS qui tirent plus vite que leur ombre, le romantique Lale s'offre le luxe de croire à son coup de foudre pour Gita. Lui qui aime tant faire plaisir aux filles en leur offrant des fleurs et du chocolat va redoubler d'attention pour l'élue de son coeur. Elle devient sa principale raison de survivre aux atrocités dont il est témoin.

Au-delà de l'histoire elle-même, j'ai apprécié chaque mot choisi avec soin par l'auteure pour raconter cette improbable histoire d'amour, sans minimiser les atrocités qui les entouraient. A travers l'enfer, certains ont su faire preuve de beaucoup d'humanité.

Le tatoueur d'Auschwitz, l'amour au coeur de l'enfer

Je vous conseille de ne pas manquer la lecture de cette belle histoire d'amour. dans le cadre improbable des camps de concentration nazis. C'est une autre manière de poursuivre notre devoir de mémoire.

 

J'attends également avec impatience la sortie en avril 2021 d'un autre roman témoignage bouleversant par Heather Morris : Le voyage de Cilka, qui était l'amie de Gita au camp d'Auschwitz.

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À propos
Lucky Sophie

Maman lyonnaise de 3 enfants (la Miss 15 ans, le p'tit gars 13 ans et P'tit Lucky 9 ans), j'ai envie de partager, dans la bonne humeur, bonheurs, galères et bons plans de parents (sorties, jeux, voyages). En général, j'accumule les pas-de-bol d'où le titre de ce blog... pour conjurer le sort !
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Commenter cet article

Christelle 17/01/2021 22:56

Je comprends aisément que tu aies été bouleversée par l'histoire de Lale ! Comme tu dis si bien, pour notre devoir de mémoire, il faudrait que je prenne le temps de le lire ...

Lucky Sophie 18/01/2021 08:03

C'est une lecture bouleversante mais moins noire que les récits habituels sur la Seconde Guerre Mondiale...