16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 12:15

Ce livre, je l'ai dévoré en une soirée. Et tant pis, si j'avais d'autres choses à faire, elles pouvaient bien attendre... Alors que ce livre non, impossible de s'en détacher. Tout comme l'héroïne de la deuxième partie de ce livre n'arrivera pas à lâcher l'histoire des héros de la première partie : Sophie Noël va bouleverser sa vie pour arriver à découvrir l'histoire d'Anne...

 

Car Le Parfum de l'Hellébore de Cathy Bonidan aux éditions de la Martinière n'est pas avare en surprises pour le lecteur : il s'articule en 2 parties qui se déroulent à deux époques différentes, avec deux styles d'écriture très différents, pour former une seule histoire passionnante et émouvante.

Emouvant et étonnant, Le Parfum de l'Hellébore de Cathy Bonidan

Dans la première, l'action se déroule en 1956 et on suit la vie d'Anne, jeune fille de bonne famille qui étudiait chez les religieuses en province. A la suite d'une grosse (et mystérieuse) bêtise, Anne est envoyée à Paris chez son oncle et sa tante pour expier sa faute et redoubler son baccalauréat.

On découvre sa vie à travers les lettres qu'elle envoie en cachette à Lizzie, restée à Bordeaux, qui était son amie chez les religieuses et que sa famille lui interdit désormais de fréquenter. La rédaction de ces lettres est dans un style un peu précieux mais amusant et agréable à lire, qui nous transporte facilement dans la bourgeoisie des années 50.

En plus de ses cours du soir pour poursuivre ses études, Anne travaille chaque jour dans le "centre" dont son oncle est directeur. C'est un centre avant-gardiste, bien loin des asiles de l'époque, où sont accueillis les adolescents en détresse psychologique : anorexie, tentative de suicide, autisme,... sont quelques uns des maux dont sont atteints les jeunes patients du centre.

Ses missions sont variées : classer les compte-rendus des médecins dans les dossiers des patients, aider en cuisine... La pétillante Anne se révèle très appliquée dans son travail et s'intègre facilement dans ce nouvel univers. Elle vient même à se lier d'amitié (en cachette) avec une patiente, Béatrice, jeune fille de 13 ans souffrant d'anorexie.

Ensemble, elles assistent aux prouesses de Gilles, jeune garçon de 10 ans atteint d'autisme, que les médecins ont pourtant diagnostiqué sans espoir. Mais dans le jardin du centre, au contact du jardinier un peu rustre, Gilles est totalement différent et se met même à dire quelques mots, un véritable exploit ! Il n'en faut pas plus pour qu'Anne se mette à se passionner pour la psychiatrie, qu'étudie justement son amie Lizzie à l'université.

 

C'est ici que nous abandonnons les héros de cette première partie. On se retrouve alors dans la deuxième partie à l'époque actuelle : Sophie, jeune fille de 28 ans prépare une thèse sur le thème "L'évolution des hôpitaux psychiatriques parisiens de l'après-guerre à la fin des années soixante". Mathieu et Gabriel, deux frères ayant une entreprise de travaux, travaillent justement sur un chantier dans le fameux centre où évoluait Anne soixante ans plus tôt. Mathieu transmet à Sophie des documents qui lui seront peut-être utile pour sa thèse...

Sophie se passionne tellement pour la vie d'Anne et de Béatrice dont elle découvre des fragments dans ces écrits qu'elle abandonne alors sa thèse pour mener l'enquête et découvrir ce qu'il leur est arrivé. C'est ainsi qu'on apprend ce que sont devenus Anne, Béatrice, Gilles et le fameux jardinier.

 

L'histoire est écrite de manière prenante, avec une première partie à laquelle j'ai vraiment accroché, tant elle change de mes lectures habituelles. Il est original de découvrir l'histoire à travers les lettres qu'écrit Anne à Lizzie, et on se laisse glisser facilement dans l'ambiance de l'époque et dans l'univers si peu familier de ce centre pour ados en détresse...

La deuxième partie est plus ordinaire dans son écriture, mais la magie opère encore. La découverte de la fin de l'histoire, à travers les lettres d'Anne que Lizzie remet à Sophie au compte-goutte, est à la fois un régal pour les amateurs d'enquête et très émouvant.

 

Outre le bon moment et la satisfaction d'avoir réuni toutes les pièces du puzzle, on sort de cette lecture un peu grandis par les valeurs humaines, d'écoute et de partage, et la bonté qui s'en dégagent, en se promettant d'être chacun à notre petite échelle, comme Anne, la bonne âme qui saura aider ceux qui en ont besoin...

 

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 11:09

Les journées sont bien longues en Finlande. C’est sans doute pour cela que les Finlandais se sont inventés, pour passer le temps, de multiples championnats dans des disciplines toutes plus inattendues les unes que les autres  : les Championnats de lancer de téléphone portable, de football en marécage, de porter d'épouse, d'écrasement de moustiques, d'Air Guitar, et surtout le plus célèbre, le championnat du monde de Sauna !

 

Chaque année, une centaine de concurrents viennent de l’Europe entière pour s’enfermer dans des cabines chauffées à 110° C et tenter de remporter le titre. Les épreuves successives se déroulent sur quatre jours, pour se terminer par la finale où seuls deux hommes s'affrontent dans la cabine du sauna. Pendant plusieurs longues minutes, ils tentent de résister à la chaleur insupportable avec une équation simple : le premier qui sort a perdu, le dernier qui reste a gagné.

Chaleur, roman mordant de Joseph Incardona

C'est ainsi que commence Chaleur le roman de Joseph Incardona aux éditions Finitude.

Si ce préambule annonce un livre drôle, un poil loufoque, on comprend rapidement que ce court roman, avec une écriture particulièrement efficace, prend toute sa force dans ses personnages bien campés, et notamment les deux héros que tout oppose.

 

D'un côté, le triple champion, le Finlandais Niko Tanner, que tout le monde vient acclamer. Ce  géant, déambulant dans son peignoir panthère, est aussi LA star locale du porno que les foules se pressent de venir voir pour un autographe.

De l'autre, Igor Azarov, ancien sous-marinier russe, petit et sec, qui a manqué de peu la victoire par 3 fois contre Niko Tanner et que tout le monde a oublié malgré ses 3 finales.

 

Les deux ne sont plus tout jeunes, Niko a 49 ans et Igor sait qu'il mourra bientôt emporté par la maladie. On suit leurs préparatifs avant la grande compétition. Igor est discipliné, austère et totalement dévoué à son but : gagner enfin le Championnat du Monde de Sauna, car c'est sa dernière chance de remporter la victoire. Sa détermination extrême pour ce but qui nous semble un peu absurde donne du comique à ce livre.

Niko est au contraire déraisonnable, vit intensément, fumant et buvant, prenant du plaisir, sans se préoccuper de sa préparation physique, même s'il est cette année, plus préoccupé que d'habitude de ses écarts.

Leur volonté de se dépasser, de gagner, d'aller jusqu'au bout -quitte à sacrifier leurs vies- pour ce but qui nous semble dérisoire a sous la plume de Joseph Incardona quelque chose de grand, et en même temps de pathétique.

 

Avec ce roman librement inspiré d'un tragique fait réel -la mort du finaliste russe du Championnat du Monde de Sauna 2010-, Joseph Incardona arrive, grâce à son formidable talent de conteur, à nous captiver avec un sujet de prime abord un peu ridicule, montrant la grandeur qui peut se cacher dans les événements les plus minuscules.

 

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 13:50
Résilience : aptitude d'une espèce, d'une population ou d'un écosystème à récupérer un fonctionnement ou un développement normal après avoir subi un traumatisme.

Résilience : aptitude d'une espèce, d'une population ou d'un écosystème à récupérer un fonctionnement ou un développement normal après avoir subi un traumatisme.

Certes, Résilience n'est pas le livre le plus festif à lire en ce moment. Ce roman d'anticipation, très bien documenté, de Yannick Monget aux éditions de la Martinière met en scène la fin de l'humanité à cette période, pendant les fêtes de fin d'année.


Les gouvernements de tous les pays assistent impuissants à l'extinction de 7 milliards d'âmes : la catastrophe commence par un virus noir mortel qui semble se propager rapidement aux 4 coins de la planète grâce à la facilité des moyens de transport modernes. S'en suit une catastrophe nucléaire mondiale : les centrales des différents pays n'ont plus assez d'hommes valides dans leurs équipes pour maintenir la sécurité des installations.

Seuls sept mille hommes et femmes seront sauvés grâce à Tsanmoon, riche société privée travaillant dans de nombreux domaines technologiques et notamment sur la conquête spatiale : les bases terrestres censées préparer la vie sur la Lune ou sur Mars seront des bulles de protection parfaites pour sauver l'humanité.

Tom Lincoln est le responsable de la sécurité de New Concordia, l'une de ces bases où la vie continue après l'effondrement de l'humanité. Il est aussi le compagnon d'Anaya, unique fille de Michael Hammond, le PDG visionnaire de Tsanmoon qui a sauvé l'espèce humaine de l'extinction grâce à ses bases de vie en autarcie.

Mais Tom était aussi, avant la catastrophe, un agent infiltré de la DGSI enquêtant sur des activités suspectes de Tsanmoon... et deux ans après l'effondrement de la civilisation humaine, il n'est pas au bout de ses surprises....

Bien romancé, ce scénario de science-fiction nous alerte avec justesse sur notre impact irréversible sur la planète et les autres espèces, qu'il s'agisse du réchauffement climatique ou de notre incapacité à traiter les déchets radioactifs que nous avons créés.

Un livre agréable à lire et prenant grâce à sa narration croisée présent / passé alternant les derniers jours avant la catastrophe et la vie deux ans plus tard. Mais c'est un livre dont on ne ressort pas indemne : ce catastrophisme suffisamment réaliste agit comme un électrochoc et nous invite à être acteurs du changement écologique pour sauver notre planète.



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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 14:17

On ne présente plus Jonathan Kellerman, auteur à succès de thrillers, superstar auprès des anglo-saxons, ni son fils Jesse, également romancier, dont j'avais beaucoup aimé Les Visages.

Autant le dire tout de suite, l'association père-fils marche bien avec un roman fantastico-policier assez captivant que Stephen King qualifie de "livre extraordinaire, plein de suspense et de mystère surnaturel".

J'avais manqué le premier volet de leur nouvelle série, Le Golem à Hollywood qui vient de sortir en poche sous le titre  Que la bête s'éveille.

Voici la suite (qui peut se lire même si on n'a pas lu le premier) : Que la bête s'échappe, qui aurait aussi pu s'appeler le Golem à Paris.

Que la bête s'échappe, le thriller fantastique des Kellerman

Le pitch :

Traumatisé par ses exploits récents, l’inspecteur Jacob Lev s’est remis à boire et passe ses journées à réviser des dossiers de cold cases dans un entrepôt désaffecté de Los Angeles.

Un double meurtre non résolu retient son attention et l’amène à enquêter à Paris sur un cas similaire : les corps d’une mère et de son fils, retrouvés dans le Bois de Boulogne.

En poursuivant son principal suspect, un oligarque russe, Lev découvre de troublants éléments du passé de sa propre mère en Tchécoslovaquie et croise de nouveau le chemin de la belle et mystérieuse Mai, incarnation contemporaine du Golem.

Côté vie privée, alors que depuis son enfance il croyait sa mère morte, Jacob Lev sait désormais qu'elle est toujours vivante. Il lui rend maintenant visite chaque semaine dans l'établissement spécialisé où elle vit aujourd'hui, dans un état mutique. Etat qui résulte des traitements affreux qu'elle a vécu à Prague 30 ans plus tôt, lorsqu'elle devait fabriquer de nouveaux pots où contenir le Golem.

Parallèlement dans sa vie professionnelle, l'inspecteur Jacob Lev est chargé par les mystérieux projets spéciaux de classer de vieilles enquêtes non résolues, avant destruction des dossiers papiers.

La belle Mai a incidemment mis sur le haut de la pile une mystérieuse affaire d'homicide femme-enfant et justement un cas similaire s'est produit à Paris. Il n'en faut pas plus pour piquer la curiosité de l'inspecteur, qui est alcoolique notoire, comme souvent dans les stéréotypes de romans policiers.

On navigue de Los Angeles et Paris à la période présente à Prague 30 ans plus tôt, à New York et Jérusalem 50 ans plus tôt pour peu à peu collecter les bouts du puzzle et comprendre le lien de Jacob Lev avec Le Golem, incarné dans la belle Mai.

L'enquête policière est pimentée d'êtres surnaturels, géants, qui ne mangent jamais et la collaboration avec la police française n'est pas des plus évidentes !

Le tout forme une histoire policière et fantastique bien rythmée.

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 15:14

Si je suis fan de polar, je ne suis pas contre un joli roman d'amour de temps en temps. Piégés de Christy Saubesty aux éditions Pygmalion, est de ceux-là, un élégant roman d'amour, se situant dans le Londres des années 1850, entre lords et ladies.

Piégés, roman d'amour à l'époque victorienne

La 4e de couverture :

"Aaron contemplait la silhouette frêle de Mlle Fischer. Bien qu'il fût ivre lors de leur dernière rencontre […], il se souvenait parfaitement de ses traits. [...] Indépendamment du fait qu'elle était aveugle, Abigail Fisher faisait partie de la catégorie des femmes qu'il n'approchait jamais. Des ingénues sans aucune expérience, affligées des défauts inhérents à leur jeunesse et s'effarouchant pour un rien. Non, vraiment, il n'avait eu aucune raison de penser à cette jeune femme."

Londres, 1853.

Aaron Wendell, riche héritier à la réputation sulfureuse, n'imaginait pas que sa vie serait bouleversée par une banale partie de campagne. Pas plus que la jeune Abigail Vischer, qui pensait avoir connu suffisamment de drames pour toute une vie. Dans leur dos, les jalousies s'exacerbent et dans l'ombre, l'ennemi les guette...

On évolue entre lords abusant de whisky dans leurs clubs et ladies prenant thé et petits gâteaux, se promenant dans des jardins parfumés de roses et se choisissant de jolies tenues. C'est assez attendu mais tellement bien décrit qu'on y plonge avec plaisir.

 

Abigail Fisher, fille du docteur Fisher, a perdu la vue et sa mère lors d'un triste accident un soir de 1843. Accident provoqué par un caprice de Lady Winthers qui, sortant de chez son amant, avait ordonné à son cocher d'aller trop vite.

10 ans plus tard, le docteur Fisher, malgré son origine modeste, évolue dans le milieu des lords et ladies, grâce à la générosité de Lord Winthers qui a voulu réparer la bêtise de sa femme.

Et justement, les Fisher se retrouvent invités à la partie de campagne que donnent les Winthers. Abigail s'y rend à contre-coeur, ne se sentant pas à sa place, à la fois en raison de son rang inférieur et de son handicap qui la gêne en milieu inconnu.

Lady Winthers trouvant qu'Abigail accapare injustement l'attention de son mari et de son ancien amant, elle décide de la perdre dans la forêt pour la punir.

Seule et désorientée, Abigail tombe accidentellement dans le lac. Le jeune libertin Aaron Wendell, qui passe par là, la sauve de la noyade et la réanime grâce à un bouche-à-bouche.

Hélas, étant donné sa réputation sulfureuse de coureur de jupons, l'assemblée pense qu'Abigail a été déshonorée par Aaron. Le Docteur Fisher somme donc ce dernier d'épouser sa fille pour lui éviter un scandale.

S'ensuit alors une relation trouble entre les deux jeunes gens, Abigail regrettant d'être mariée dans de telles circonstances, et craignant de ne pas intéresser son futur époux habitué à des femmes plus expérimentées.

 

Leur relation est à la fois douce et romantique, sensuelle, érotique, mais aussi froide, distante et même parfois agressive, ce qui rend la lecture pas ennuyeuse pour un sou et même assez addictive.

 

Un joli roman d'amour d'une autre époque !

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 10:04

Evanouies de Megan Miranda aux Editions de La Martinière, restera parmi mes meilleurs thrillers de cette année 2016, avec sans doute Les élues.

 

Le bandeau en quatrième de couverture reprenait cet avis de Cosmopolitain "Evanouies renoue avec la réussite de ces romans à suspense que l'on s'arrache depuis Les Apparences et La Fille du Train."

Pour moi, Evanouies est 10 fois mieux que le best-seller La Fille du Train, qui m'avait un peu déprimé avec son héroïne alcoolique qu'on avait envie de mettre en cure de désintox illico presto.

Ici les personnages ont une matière, et sont plus complexes qu'il n'y paraît au premier abord. Mais surtout la narration inversée de l'histoire est sacrément déstabilisante, ce qui en fait un thriller qualifié de "Hitchcockien" par le New York Times.

Evanouies de Megan Miranda, un thriller Hitchcockien

Le Synopsis :

Nicolette s’était pourtant juré de ne jamais remettre les pieds à Cooley Ridge, sa ville natale.
Dix ans plus tôt, sa meilleure amie Corinne a disparu, et son corps n’a jamais été retrouvé. Aujourd’hui, Nic doit rentrer chez elle pour s’occuper de son père, atteint d’Alzheimer. Il est persuadé d’avoir vu Corinne. Hallucination ?
Mais Nic n’a pas sitôt posé le pied à Cooley Ridge qu’une nouvelle jeune femme disparaît. Le piège se referme.
Pendant les deux semaines qui vont suivre, en révélant au lecteur son histoire à rebours, depuis le jour 15 jusqu’au jour 1, Nic va affronter ses pires démons. Mais aussi les vérités amères et les secrets d’une ville où personne n’est réellement celui qu’il prétend être.

Si on commence l'histoire de Nicolette Farrel à Philadelphie, où elle vit et travaille désormais (elle vient de se fiancer avec un bel et riche avocat, Everett), on repart vite dans sa ville natale de Cooley Ridge qu'elle a quitté 10 ans plus tôt, laissant son petit ami Tyler sans la moindre explication.

 

A l'époque, ils étaient jeunes, avaient 18 ans, c'était une bande d'amis inséparables avec les trois copines Nicolette, Bailey et Corinne et trois garçons, Daniel le frère de Nic, Jackson le petit ami de Corinne et Tyler celui de Nic. Ils venaient de passer la soirée à la fête foraine et Corinne avait mystérieusement disparue et été restée introuvable malgré les battues. Nic avait alors voulu partir loin pour tenter d'oublier.

 

Quand elle revient 10 ans après s'installer pendant ses vacances dans l'ancienne maison familiale qu'elle doit nettoyer et retaper pour la mettre en vente et subvenir aux dépenses de son père malade placé en institut, elle retrouve l'atmosphère étouffante de Cooley Ridge, petite ville où tout le monde se connaît et où les rumeurs vont bon train.

Justement voilà que la jeune voisine de Nic, Annaleise Carter, jeune fille de 23 ans qui sort avec l'ex de Nic, Tyler, disparaît elle aussi mystérieusement. Ainsi que la coûteuse bague de fiançailles de Nic. Faisant de Tyler l'un des principaux suspects.

 

L'auteure nous raconte alors à rebours les 15 jours que Nic vient de passer à Cooley Ridge.

« Cette histoire, je ne peux la raconter que par fragments. En la retraçant petit à petit. En remontant petit à petit le cours des événements. Pour vous montrer sa beauté, avant son ignominie.» Nicolette Farrell

Cette narration à la chronologie inversée est un peu perturbante mais chacun des chapitres successifs qui s'intitule "La Veille" nous livre un bout du puzzle, qu'on emboîte progressivement, pour découvrir à la fin la vérité insoupçonnable sur ces deux mystérieuses disparitions de jeunes filles.

 

Un livre vraiment haletant, avec des situations tellement bien décrites qu'on ressent parfaitement l'ambiance étouffante de cette petite ville et les relations tendues entre les personnages. C'est un gros coup de coeur !

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 06:00
Projet Callidus, l'inquiétante suite de Sujet 375

J'étais fébrile à l'idée de découvrir la suite des aventures du Docteur Maria Martinez, jeune femme Austiste Asperger rencontrée dans Sujet 375. C'est ainsi que j'ai avidement attaqué le Projet Callidus à sa sortie.

 

Libérée, après avoir purgé à tort une peine de prison pour l'assassinat d'un prêtre, Maria Martinez vit recluse, seule dans une villa sur les hauteurs de Salamanque. Elle doit absolument se cacher du "Projet" par lequel elle a été conditionnée à déchiffrer des codes secrets (et peut-être à tuer...) mais aussi du MI5 qui veut éviter tout scandale de révélation sur ce Projet secret.

 

Mais c'est d'une cellule où elle est retenue prisonnière et droguée, qu'elle essaie péniblement de se remémorer ses dernières aventures, après qu'un agent soit venue l'éliminer dans sa villa.

Oui le Dr Maria Martinez a encore des problèmes mais cette fois, elle s'est elle-même jetée dans la gueule du loup. Aidée de Balthus l'ami de son père, Patricia, son amie de prison, et Chris un troublant hacker hors-pair, Maria essaie, au péril de sa vie, de réunir les preuves pour dénoncer au grand jour ce programme secret de conditionnement, dont les ramifications sont encore plus énormes que dans ses pires suppositions.

De chapitre en chapitre, on découvre qu'elle a été mise aux mains du projet dans son enfance par sa propre famille !

 

Ce deuxième tome poursuit la théorie du complot avec talent : une double narration présent / passé qui tient le lecteur en haleine, des rebondissements inattendus, une atmosphère électrique, le doute permanent... Mais quelques lenteurs, un soupçon de romance et des cadavres qui tombent un peu trop vite en font à mes yeux un thriller un peu moins exceptionnel et savoureux que le premier.

Ceci dit, j'attends de pied ferme le dernier volet de la trilogie et j'ai hâte de découvrir l'adaptation qui en sera faite en série tv !

 

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 05:00
Ranger : l'étincelle du bonheur, merci Marie Kondo.

Quand Marie Kondo, la célèbre consultante japonaise en rangement, auteure de la méthode "KonMari" a sorti son premier livre La Magie du rangement aux éditions First en 2015, je n'ai ressenti aucune envie de le lire : je m'estimais déjà suffisamment maniaque du rangement pour ne pas me plonger dans une telle lecture. J'aurais eu peur de développer une névrose du rangement et de devenir le cauchemar de ma famille !

Pourtant, l'année suivante, quand est paru son deuxième livre Ranger: l'étincelle du bonheur aux éditions Pygmalion, je me suis plongée dedans avec appétit et j'ai profité de ses conseils avec bonheur.

 

Ce qui avait changé entre-temps ? J'avais entamé une démarche de désencombrement massif de la maison, un peu par obligation (pour cause de déménagement) et aussi par envie de vivre dans un espace plus aéré. Donc j'étais concernée et M O T I V E E !

Seul problème quand je me suis mise à trier : j'ai eu du mal à me séparer des objets, mes vêtements en premier lieu (je m'y suis reprise à 5 séances de tri !).

Et là, la méthode de Marie Kondo m'a vraiment aidée (même si au début cela peut sembler très bizarre) : elle préconise de ne garder que les choses qui nous apportent de la joie.

Le verdict des enfants a été sans appel : "C'est bien rangé maintenant !" et plus facile pour choisir les affaires !

Le verdict des enfants a été sans appel : "C'est bien rangé maintenant !" et plus facile pour choisir les affaires !

Devant ma penderie, j'étais face au dilemme suivant : d'un côté, des vêtements trop portés, vous savez ces vêtements doudous qu'on adore et dans lesquels on se sent bien. Et de l'autre, des vêtements très peu portés parce qu'on a toujours plus de plaisir à mettre les autres.. justement !

La raison m'aurait poussé à conserver les vêtements en très bon état, presque neufs car très peu portés et à me débarasser de ceux qui étaient plutôt usés. Mais soyons honnête, si je n'avais gardé que ces vêtements qui ne me plaisaient pas trop, ça aurait été la déprime à chaque fois que j'aurais ouvert mon placard. Vous savez le syndrôme "je n'ai rien à me mettre" parce que le choix qui se présente à nous ne nous inspire pas.

 

Alors, il a fallu me faire l'aveu que je m'étais plantée dans l'achat de certains vêtements et qu'il valait mieux les revendre puisqu'ils étaient impeccables et en racheter d'autres qui, espérons-le, auront davantage de succès.

Quant aux vêtements déjà trop portés, avant de m'en séparer, je leur ai dit adieu -comme le préconise Marie Kondo- en les remerciant pour tous les bons moments qu'on avait partagés ensemble.

 

Le résultat après avoir fait ce grand vide ? Je me sentais beaucoup mieux, soulagée du poids de tous ces vêtements accumulés en 20 ans. C'est fou comme c'est agréable quand on ouvre la porte d'y voir clair dans les vêtements qu'on a à disposition !

J'essaie même d'appliquer le rangement par couleurs qu'elle conseille, c'est aussi plus simple pour que les enfants choisissent leurs habits seuls !

J'essaie même d'appliquer le rangement par couleurs qu'elle conseille, c'est aussi plus simple pour que les enfants choisissent leurs habits seuls !

Pour en finir sur la partie vêtements, même si je pliais déjà bien, j'ai encore progressé grâce aux conseils illustrés de ce livre.

J'ai trouvé sa méthode de pliage intéressante, notamment pour les vêtements des enfants. Car en plus du gain de place qu'elle permet, les enfants peuvent voir en un seul coup d'oeil tous les Tshirts qui, avant, étaient empilés (soit ils prenaient le premier de la pile, soit ils mettaient toute la pile en bazar pour sortir le bon, maintenant c'est fini, ils peuvent choisir sans déranger le reste !).

 

Autre petite astuce sympa de Marie Kondo : pour les objets qu'on a envie de garder parce qu'ils nous provoquent cette "étincelle de bonheur" mais qu'on n'a plus envie d'exposer aux yeux de tous, elle propose de les mettre bien en vue dans nos placards, afin qu'on en profite à chaque fois qu'on les ouvre.

La petite étoile cousue main dont je n'ai pas envie de me séparer car elle était accrochée au berceau de mon P'tit Lucky.

La petite étoile cousue main dont je n'ai pas envie de me séparer car elle était accrochée au berceau de mon P'tit Lucky.

Si le tri de mes vêtements a été une étape marquante émotionnellement, ça n'était pas grand chose en regard de tout le travail qui m'attendait pour le reste de la maison.

Pour cela, un autre précieux conseil de son livre m'a beaucoup servi : regrouper pour le tri tous les objets de la même catégorie éparpillés dans les différentes pièces de la maison.

J'ai ainsi eu la surprise de voir que les p'tits loups avaient, à eux 3, 7 boîtes de Sablimage disséminées dans leurs différentes chambres ! (après cela on a regroupé tout le matériel créatif ensemble, tous les jeux de société ensemble, même si chaque enfant en a reçu une partie en cadeau).

 

Toutes les pièces de la maison y sont passées progressivement et la méthode Marie Kondo a été d'une grande aide à chaque fois.

Par exemple, pour mes produits de beauté, c'était un peu comme les vêtements, il y a les produits qu'on utilise tout le temps et puis ceux, qui ont atterri là via une box beauté, un cadeau ou un achat mal inspiré, qu'on n'utilise très rarement.

Avant je n'aurais rien jeté par culpabilité et peur du gâchis, mais Marie Kondo le souligne très justement "plutôt que de leur donner 3 mois de sursis supplémentaires, regardons plutôt quelle utilisation on en a faite les 3 derniers mois" : il fallait me rendre à l'évidence, ce genre de produits, je finissais par les jeter tout de même à la fin, périmés.

Mais tri ne rime pas forcément avec poubelle : une fois mes produits de beauté triés et mieux rangés, je me suis mise à utiliser tous les échantillons accumulés, juste parce qu'ils me sautaient plus facilement aux yeux !

Ranger : l'étincelle du bonheur, merci Marie Kondo.

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Je n'ai pas toujours été d'accord avec les préconisations de Marie Kondo (quand elle explique qu'elle plante des clous avec sa poêle à frire parce qu'elle a jeté son marteau, ça me fait un peu peur !) et je ne suis clairement pas à l'aise avec l'incitation à jeter qu'elle fait, je trouve que la plupart du temps on peut vendre ou donner.

Suite à ces étapes de tri, on a aussi repensé le rangement, acheté et changé des meubles pour que le rangement soit le plus facile et agréable possibles, alors que Marie Kondo préconise de rester sur le même espace de rangement.

Mais le résultat est là, notre maison est moins chargée et le rangement plus pratique : c'est quand même beaucoup plus agréable de prendre un objet dans un placard qui n'est pas bourré à fond et c'est aussi beaucoup plus facile de s'y retrouver quand tout est au même endroit.

 

J'imagine que Marie Kondo trouverait encore énormément de choses à débarrasser, mais déjà les progrès sont notables et appréciés au quotidien !

 

Et vous, vous avez accroché à la méthode Marie Kondo ?

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 07:38
Un bon garçon, l'enfance irlandaise en plein conflit

Un bon garçon de Paul McVeigh aux éditions Philippe Rey est un livre aussi rafraîchissant que triste.

 

Rafraîchissant car le narrateur est Mickey un petit garçon irlandais de 10 ans vivant à Belfast dans les années 80. Il termine sa dernière année d'école primaire avec soulagement car il n'a qu'un seul ami dans sa classe : les autres le traitent de "petit pédé" car il est sensible et joue avec les filles. Doué, il a été admis dans une grammar school, un collège d'élite qui coûte des sous, au lieu de Saint Gabriel's, l'horrible collège où vont aller tous les gamins du coin.

 

Mais coup de théâtre, le dernier jour avant les grandes vacances d'été, Mickey apprend qu'il ne pourra finalement pas aller dans ce collège dont il rêve tant, car son père a dépensé tout l'argent pour boire.

Pour Mickey, c'est un vrai drame, car il est un garçon différent, très seul, il aime jouer avec sa petite soeur, rêve d'être acteur et de partir en Amérique, préoccupations très éloignées des garçons de son quartier, qui sont des vrais durs et le malmènent.

 

On suit Mickey tout l'été avant cette rentrée qui s'annonce terrible pour lui. On oscille entre les bons moments, normaux pour un enfant de son âge : quand il assiste à une pièce de théâtre de ses camarades, quand il a la joie de jouer avec son chien, et les autres plus douloureux. Car ses brefs instants de bonheur sont vite chassés par ceux bien tristes d'un environnement dur et hostile : quand son père ivrogne notoire les laisse tomber sans un sou, sa mère se tuant au travail pour éponger les dettes, quand son chien meurt tué par une bombe... Car tout cela se passe dans le cadre peu rassurant des affrontements inopinés entre IRA et armée britannique.

 

C'est un livre inattendu, qui surprend : la narration est faite par un enfant de 10 ans, candide, rêveur et qui vit pourtant dans un contexte dangereux et sordide que ne devrait pas connaître un enfant de son âge. Pourtant la magie de l'écriture opère et on suit avec frémissements les tranches de vie de ce personnage attachant.

 

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 05:00

C'est en commençant les premières pages de Les anges sans visage que je me suis rendue compte à quel point je m'étais attachée au personnage de l'inspecteur Max Wolfe, papa solo d'une adorable petite fille de 5 ans, Scout, de leur chien foufou, Stan, un Cavalier King Charles et de leur petite vie anglaise au cœur de Londres.

 

Son rituel de visite au Black Museum, le musée méconnu de Scotland Yard abritant toutes les armes les plus inattendues ayant servi aux meurtriers, son entraînement au club de boxe, sa surconsommation de café et ses insomnies, on se remémore vite toutes les petites habitudes de Max Wolfe découvertes dans "Des garçons bien élevés" et c'est comme retrouver une vieille connaissance qu'on avait perdu de vue quelques temps.

Les anges sans visage, le polar anglais attachant et cruel de Tony Parsons

Ils sont beaux, riches et sportifs, forment la famille parfaite, nageant dans le bonheur. Pourtant dans la nuit du Jour de l’an, le père, la mère et les deux adolescents se font massacrer dans leur belle demeure des hauteurs de Londres. Seul le jeune fils de 4 ans reste introuvable.

Un enlèvement d'enfant et un tueur en série, ça ne colle pas. En plus, l’arme du crime se révèle extrêmement atypique : un pistolet d’abattage, qui sert habituellement pour le bétail.

C'est l'équipe de Max Wolfe, papa solo au coeur tendre et policier endurci, boxeur amateur, qui se charge de l'enquête. Ils retrouvent la trace d’un meurtrier, qui, trente ans plus tôt, a abattu un père et ses trois fils de la même façon. Mais « l’Exécuteur » est aujourd’hui un homme malade, qui ne semble avoir aucun lien avec la famille assassinée... Enfin au premier abord, seulement...

Les anges sans visage, le polar anglais attachant et cruel de Tony Parsons

Sur le plan criminel, ce nouvel opus m'a semblé encore plus horrible que le précédent, Des garçons bien élevés. Pédophilie, meurtres atroces, viol familial, les polars de Tony Parsons ne font pas dans la dentelle et ont cette noirceur qu'on peut par exemple découvrir dans la série Esprits Criminels.

 

Et les gentils ne sont pas des super héros invulnérables, les bons comme méchants sont salement amochés, ont leur destin de vie parfois brisé. Le lecteur aimerait parfois que ça ne dérape pas autant, et on se fait la réflexion que Max Wolfe et ses collègues ont le chic pour se mettre en danger inutilement, attendre un peu de renfort ne leur ferait pas de mal !

 

A côté de cela, il y a les tranches de vie tout en douceur de Max Wolfe papa solo, quand il doit par exemple acheter la première robe de princesse de sa fille.

 

Le tout forme un savant mélange de tendresse et d'horreur, qu'on se retrouve à apprécier, sous la plume efficace de Tony Parsons.

En grande fan de polars, j'apprécie aussi l'aspect contemporain de ceux-ci qui remettent le genre au goût très actuel : après l'utilisation criminelle de Facebook dans "Des garçons bien élevés", ici c'est la surconsommation de Youtube pour poster des films de famille parfaite qui est soulignée.

 

Et me voilà déjà impatiente de découvrir une autre tranche de vie de Max Wolfe dans un prochain 3e tome !

 

livre reçu en service de presse

 

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Published by Lucky Sophie - dans Lecture du moment
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