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On se souvient du nom des assassins, polar exquis dans le Paris de 1909

Aux premières pages de On se souvient du nom des assassins par Dominique Maisons aux éditions de La Martinière, j'ai été perturbée : j'avais encore bien en tête ma dernière lecture de Dominique Maisons, l'excellent Festin des Fauves, qui se déroule à l'époque contemporaine.

Dans "On se souvient du nom des assassins", l'ambiance est totalement différente : Dominique Maisons nous entraîne avec brio dans le Paris de 1909. On y revit les débuts de l'automobile, de l'aviation en dirigeable, du métropolitain. Et on y plonge avec délices dans la grande époque des journaux, avec les romans à feuilletons.

 

Justement nos deux héros évoluent dans ce milieu : Max Rochefort est l’auteur à succès du feuilleton le plus populaire du quotidien Le Matin. C'est un personnage excessif, dandy élégant, qui aime les bons repas, cherche sans arrêt la lumière et encore plus de célébrité.

Giovanni Riva, est quant à lui un jeune homme de famille italienne modeste, vivant dans les quartiers de Belleville. Malgré son érudition et son talent, son statut d'immigré le cantonne au poste du courrier au quotidien Le Matin.

On se souvient du nom des assassins, polar exquis dans le Paris de 1909

Mais une opportunité se présente : pour assouvir l'un des derniers caprices de Max Rochefort, Le Matin propose à Giovanni Riva de devenir le secrétaire personnel de l'auteur excentrique.

Giovanni tombe vite sous le charme et la coupe de ce fascinant personnage, qui en fait n'écrit plus une ligne : afin de pouvoir être de toutes les mondanités, Max Rochefort a mis en place un atelier d’écriture composé de trois personnes, à qui il donne chaque jour les lignes directrices du nouvel épisode de son feuilleton.



Mais la réalité rattrape les meilleurs scénarios inventés par Max pour son personnage fictif Nocturnax. Lors d’une soirée mondaine donnée à l’hôtel du lac d’Enghien, un cardinal est retrouvé mort, atrocement mutilé dans la chambre voisine de celle de Max et Giovanni.

Pour sauver la jeune femme de chambre injustement accusée (et pour laquelle Giovanni a le béguin), Max les entraîne dans une enquête qui les conduira des bas-fonds de la capitale à ses lieux les plus brillants. Des patients drogués de l’asile de Sainte-Anne aux pierreuses de la prison Saint-Lazare, de premiers vols en montgolfière aux rugissements des premières voitures, de l'agitation nocturne des Halles de Paris au raffinement des loges de l’Opéra Garnier, Max et Giovanni courront tous les dangers pour démêler ce scénario bien noir et torturé comme Dominique Maisons en a le secret.

 

Le tout est parsemé de références qui font tilt dans notre mémoire : Max et Giovanni vont croiser sur leur chemin de bien illustres personnages comme l’éditeur Arthème Fayard, l’écrivain Gaston Leroux, le pionnier de l’aviation Louis Paulhan, l’aliéniste Alfred Binet…

 

Ce nouveau polar de Dominique Maisons, dans ce contexte tout autre, confirme son talent d'auteur "caméléon" qui sait nous entraîner sans retenue dans ses histoires policières.

 

Un pur régal !

 

Livre reçu en service de presse

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À propos

Lucky Sophie

Parisienne de cœur & lyonnaise d'adoption, maman de 3 enfants (la Miss 11 ans, le p'tit gars 9 ans et P'tit Lucky 5 ans), j'ai envie de partager, dans la bonne humeur, bonheurs, galères et bons plans de parents ! En général, j'accumule les pas-de-bol d'où le titre de ce blog... pour conjurer le sort ! Blog aux 3,5 millions de vues !
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